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Centre de Recherche et d’Education Pour le Développement kuepouo@yahoo.com

Quelques projets et campagnes réalisés dans au Cameroun avec le concours du Hub Afrique francophone

Rapport sur l’inventaire des sources de rejet du mercure au Niger

Résumé :

  • Le Niger est un pays sahélien au Sud du Sahara avec une superficie de 1,267 millions Km2, sa population est estimée à 21,5 millions d’habitants avec une croissance économique qui devrait atteindre 4,5% en 2017 (selon la Banque Mondiale) malgré certains risques macroéconomiques dus aux menaces sécuritaires.  
  • Les principales activités sont l’agriculture et l’élevage auxquels s’ajoutent quelques exploitations minières dont l’uranium, l’or, le pétrole qui connaissent de plus en plus une évolution très importante ces dernières années.
  • L’exploitation de l’uranium a commencée dans les années 1971 par deux sociétés, la Société des Mines de l’Aïr (SOMAÏR) et la Compagnie minière d’Akouta en 1978 (COMINAK) filiale du groupe français AREVA.  La Société nigérienne de Charbon (SONICHAR) exploite également depuis plus de quarante ans le charbon à Tchirozérine, situé dans la région d’Agadez au Nord du Niger.
  • Au Niger, les produits chimiques sont constitués essentiellement de pesticides et d’engrais chimiques pour l’agriculture, de produits pharmaceutiques pour la santé humaine et animale et de produits chimiques industriels pour les besoins de consommation des unités industrielles, minières et artisanales. Le pays n’en produit pas mais tous ces produits sont importés le plus souvent de manière frauduleuse à travers des frontières très poreuses et incontrôlées.
  • Cependant, force est de constater que la manipulation et les différentes utilisations des produits chimiques se fait de manière incontrôlée avec tous les risques sur la santé et sur l’environnement.
  • Malgré les mesures réglementaires adoptées par le pays sur le terrain les choses se passent avec beaucoup de risques. Certains produits comme le mercure sont importés frauduleusement et échappent au contrôle douanier.
  • L’Association Vie & Développement (AVD-kowa Murna) a sollicité et obtenu un appui d’IPEN pour réaliser le projet d’inventaire des rejets du mercure au Niger. Ce travail a été effectué par une équipe multidisciplinaire constitue par les membres de l’ONG.
  • La méthodologie utilisée s’inspire de la méthodologie développée dans le Manuel d’identification du PNUE à partir la boite à Outils Niveau1 qui est basée sur une approche participative en concertation avec l’ensemble des acteurs et partenaires du projet.
  • Ce qui a permis d’abord de réaliser une esquisse du cadre législatif et réglementaire en rapport avec la protection de l’environnement au Niger, une présentation du dispositif réglementaire international en particulier la Convention de Minamata sur le mercure.
  • Cette Convention est un traité international visant à protéger la santé humaine et l’environnement contre les effets néfastes du mercure. Adoptée le 10 octobre 2013 à Kumamoto au Japon par une Conférence de plénipotentiaires, la Convention de Minamata a été développée par un Comité de négociation intergouvernemental qui s’est réuni à cinq reprises et qui, lors de sa cinquième session à Genève, le samedi 19 janvier 2013 à 7h00, s’est accordé sur son texte final. Le Niger a signé et ratifié cette Convention sur le mercure respectivement le 13/10/2013 et le 09/06/2017.
  • Dans un premier temps l’étude il a été identifié les principaux secteurs des émissions anthropogéniques de mercure au Niger à savoir celui de « Combustibles énergétiques, consommation et production », le secteur « Production nationale de métaux et matières premières », celui de « Production de ciment », de rejet intentionnel de mercure « traitement et le recyclage des déchets » au Niger.

 

Figure 2 : Etude de filière de l’or Techniques utilisées dans le cadre de l’exploitation de l’or : Source : EIRENE-Niger


RESUME RAPPORT SUR LA SITUATION DES POP AU SENEGAL

Juin 2018

Situation des POPS au Sénégal

Pesticide Action Network (PAN) avec l’appui financier d’International POP Elimination Network (IPEN) préparé et produit un rapport sur la « situation des POPS au Sénégal ». Ce travail démarré en décembre 2017 a pris fin en mai 2018. Rappelons que le Sénégal a ratifié la convention de Stockholm qui prend en charge les questions liées aux POPS en octobre 2003. Pour répondre à ses obligations, le Sénégal a réalisé son premier plan en 2003 et qui a été réactualisé en 2014.

L’objectif était de faire le point sur la situation des POPS au Sénégal en termes de production, d’utilisation, d’émissions, de pollution mais aussi de revoir les aspects sur la réglementation au niveau national et surtout en termes de politique de gestion des POPS au Sénégal. Les POPS sont produits pour servir comme pesticides, ou comme produits chimiques industriels tandis que d’autres sont des sous-produits générés de manière non intentionnelle lors de la combustion ou des procédés chimiques qui ont lieu en présence des composés du chlore.

Le premier inventaire sur le POP avait porté sur les polychlorobiphényles (PCB), les pesticides POP, les dioxines et furanes. Mais ce premier inventaire n’était pas approfondi. C’est ainsi qu’en 2014, un second inventaire est réalisé et a révélé la présence des Polychlorobiphényles (PCB) dans les transformateurs surtout ceux utilisés par la Société Nationale d’Electrification (SENELEC). Un total de 1243 transformateurs en service et hors service a été identifié et supposés contenir des PCB. Le PCB a été également détecté dans les huiles par exemple mille (1000) litres de liquide diélectrique contenant des huiles PCB, stockés dans 5 fûts de 200 litres chacun ont été retrouvé au niveau des ICS MBAO et de la centrale C3 du Cap des Biches.

Concernant les dioxines et furanes, des émissions importantes ont été notées dans la combustion de biomasse en milieu domestique et représenterait plus 5,376 g TEQ/an, environ 44 fois plus important que les émissions au niveau industriel. Pour les secteurs suivants, des émissions ont été notés mais d’une moindre importance. Par exemple, les moteurs à quatre temps fonctionnant avec de l'essence sans plomb (avec et sans catalyseur) ou du diesel émettent dans l'air 0,065 g TEQ/an tandis que les moteurs à deux temps fonctionnant avec de l'essence sans plomb (émettent dans l'air 0,016 g TEQ/an. Pour le secteur du raffinage du pétrole, pour l'année 2012, les quantités émises dans l'air sont de 0,024 g TEQ/an. En ce qui concerne les déchets biomédicaux, l’intensité de la source serait égale à 44,080 g TEQ de dioxines/an.

Au Sénégal, nous retrouvons aussi les Polybromodiphényléthers (PBDE) détectés dans la mousse des véhicules actuellement en service (2013) et sont de l’ordre de 1 223 kg pour les camions et voitures en provenance des USA et 1 100 Kg en provenance d’autres pays et 85 kg pour les bus en provenance des USA et 416 Kg pour ceux en provenance d’autres pays. Environ 895 kg de POP-PBDE provenant des mousses de polyuréthane des véhicules sont entrés dans leur phase de fin de vie entre 2005 et 2013. Ce qui pose un réel problème dans la gestion et l’élimination de ces PBDE car le Sénégal ne dispose de la technologie appropriée pour une gestion écologiquement rationnelle de ce type de POP.

Quant aux pesticides POP, le Sénégal n’en produit pas et n’utilise pas de pesticides POP inscrits dans les Annexes de la Convention (Aldrine, Dieldrine, Endrine, Chlordane, Mirex, Heptachlore, Toxaphène, Hexa chlorobenzène et DDT). Cependant, un stock de ROCKY 386 EC, contenant des matières actives interdites comme l’endosulfan, est disponible dans certains magasins de distribution et de vente des produits chimiques.

Figures : Brulages à Mbeubeusse

En ce qui concerne les PFOS, ils ont été inventoriés pour la première fois en 2014. Ils ont été détectés dans le secteur de l’industrie spécifiquement dans les mousses anti incendie ou ses substances apparentées. Ainsi, 6 800 litres ont été répertoriés dont 1 200 litres à ORYX Sénégal (région de Dakar) et 5 600 litres aux Industries Chimiques du Sénégal (région de Thiès) et ont été fabriquées en 1999 bien avant 2003.

En ce qui concerne les tapis et moquettes synthétiques, des quantités comprises entre 979,9155 tonnes au minimale et 9799,155 t/an ont été trouvés en se basant sur les importations qui tournaient autour de 1 959 831 kg/an avec une teneur de 500-5000 mg SPFO/kg. Plus de 655,1 kg de déchets susceptibles de contenir du SPFO ou de ses substances apparentées sont stockés à l’agence de l’Informatique de l’Etat (ADIE). Ainsi, il a été estimé les quantités de SPFO présentes dans les déchets électriques et électroniques aux environs de 0,13 tonnes/ an de PFOS et au minimum 0.65 tonnes/an. Les quantités de SPFO dans les fluides hydrauliques pour l’année 2014 sont comprises entre 0,0817 et 0,1634 tonnes/an. Au Sénégal, la consommation annuelle nette en SPFO est comprise entre 12491,3 et 66 916,3 kg/an soit environ 12,5 tonnes et 67 tonnes/an.

Les POPS : sources de pollution 

Entre 2003 et 2004 (PAN Africa), des cas d’intoxication ont été répertoriés à Vélingara (Sud du Sénégal) qui est la zone cotonnière par excellence. En effet, l’endosulfan a été la cause de 162 cas d’intoxication, dont 20 morts survenus dans la zone.

En ce qui concerne la nappe phréatique, une contamination a été décelée dans la zone des Niayes à Dakar, par les Polluants Organiques Persistants (Cissé I. & al, 2006). En effet, des résidus d’endosulfan ont été retrouvés dans certains échantillons avec des concentrations allant jusqu’à plus de 100 ug/ Ciss.I. & al, 2006).

Les POPS sont aussi présents dans l’air ambiant (CERES Locustox, 2012) particulièrement dans les sites dans lesquels les échantillons ont été prélevés. Du PCB et de la Dieldrine ont été trouvés sur le site de Ngoye mais a des concentrations faibles. Parallèlement, dans les sédiments marins des zones industrielles de Dakar, des concentrations individuelles de PCB ont également été détectées à une concentration plus faible. Cependant, il n'y a pas de données sur la contamination organique rapporté pour deux autres sites sélectionnés dans cette étude.  

Le monitoring du lait maternel (Centre anti-poison, 2012) a révélé des teneurs élevées de pesticides POP, de PCDD, de PCDF et de PCB apparentés aux dioxines dans les échantillons de lait prélevés au Sénégal.

Au Sénégal, les POPS sont détectés dans pratiquement tous les secteurs (transport, industrie, informel, l’agriculture, matériaux électriques et électroniques, de la consommation etc.). C’est ainsi que PAN Sénégal a formulé un ensemble de recommandation afin dès que des mesures urgentes soient prises afin d’atténuer les problèmes liés aux POPS et arriver à une gestion écologiquement rationnelle de ces polluants.

Figure 1 : Fonderie artisanale     Figure 2 : Récupération de Plomb à Thiaroye (Dakar)

 

PROJECTION OF THE DOCUMENTARY FILM CONCERNING THE RISKS ASSOCIATED WITH EXPOSURE TO SUBSTANCES CONTAINED IN ELECTRONIC EQUIPMENT AND THE SAFETY OF EMPLOYEES IN THE SAMSUNG PLANT

FILM SCREENING: CLEAN ROOM STORY

Activities’ report

Lomé, September 05th, 2018

AGORA Senghor, ORCHIDEE Room

The ASDI NGO organized on Wednesday 05th September 2018 in the ORCHIDEE room of the AGORA a sensitization workshop on substances contained in electronic equipment through film screening “story of the clean room”.

Scheduled for 8:30 the ceremony began only from 9:45 for logistical reasons. In his address, the Executive Director of the NGO ASDI Mr. Kokou M. TCHAMSI, he put a particular emphasis on the efforts of the government in the field of environmental protection including the ratification of the various Conventions of Stockholm, Rotterdam, Minamata, Basel ... He returned to the toxicity and the dangerousness of the chemicals implicated in the different conventions before calling the participants to handle with care products or waste containing these chemicals. Continuing his intervention, he called on participants to carefully follow the documentary film «STORY OF THE CLEAN ROOM «produced by the SHARPS Association which exposes the sad truth about electronic products on the life of Samsung employees and for audiences in all regions of the world. He explained that the documentary focuses on the electronics workers whose lives were devastated by the illness and death caused by exposure to chemicals as they made the LCDs and chips that drive our electronic appliances. Finally, he thanked IPEN for its financial support for the screening of this film in TOGO and in the 20 countries that are experiencing growth in the production and use of electronic products.

In his opening address, Mr. NADJO Nladon, Representative of the Director of the Environment returned to the international conventions on the management of chemicals that TOGO made the effort to ratify. To support his argument, Mr. NADJO cited certain strategies and action plans implemented by Togo, namely: the implementation plan for the Stockholm Convention, Rotterdam; the chemicals governance strategy, the national profile on chemicals. He reiterated Togo's efforts to identify quantify and dispose of PCBs in Togo. "To date, out of 1700 tons of inventoried PCBs, 60 tons have already been sent to TREDI in France for disposal," he said. He did not fail to thank the NGO ASDI for its efforts to support and sustain the government's efforts in its policy of raising public awareness and eliminating dangerous chemicals, particularly in the management of waste electrical equipment and e. wastes.

After screening of the documentary film "the history of the clean room", two presentations on the risks related to substances contained in electronic equipment in general and the BAMAKO Convention were respectively presented by the Executive Director of the NGO ASDI M. TCHAMSI and the Focal Point of the BAMAKO Convention Ms. AHAWO Sopi, the participants were divided into subgroups to make recommendations to the different actors namely: the government, the telephone operators, the importers of telephones and others electronic equipment, consumers and recyclers.

The different recommendations are as follows:

To the government:

  • adopt quality standards for electrical and electronic equipment on import,
  • Establish mechanisms for financing the recycling of E.wastes, like the Anticipated Charge for the Recycling of Electronic Equipment.
  • Train customs officers to identify E.wastes at the country's borders,
  • Technically and financially support E.wastes awareness and collection structures.
  • To own and implement the BAMAKO Convention,
  • Put in place binding regulations on the import of electronic equipment
  • Adopt the laws on the individual responsibility of producers of waste
  • Encourage companies to manage their electronic waste effectively

Recommendations to importers:

  • Check the life of the devices before they are imported,
  • Sign partnerships with manufacturers of imported appliances for return, those using or with recyclers legally installed in Togo,
  • Take back or recommend recyclers to customers,
  • Mentioned in the instructions the lifespan of electrical or electronic devices,
  • To recover some of the benefits for the management of user equipment,

Recommendations for telephone operators:

  • Make campaigns to collect and recycle used or abandoned devices,
  • Promote a strategy for the exchange of used devices against new ones at a lower cost
  • Establish a toll-free number for electronic equipment management tips.
  • Support financially and morally the structures specialized in recycling.

Recommendations to civil society :

  • Continue to raise awareness among stakeholders on the risks associated with exposure to electronic substances and equipment
  • Organize awareness campaigns periodically,
  • Advocate for regulation of the import management sector of electronic equipment,
  • Advocate for the regulation of the D3E collection and recycling sector
  • Work for the establishment of a national and sub-regional recycling center.
  • Make educational documentary films,
  • Training and sensitization of recycling units.

Recommendations for consumers

  • Delay the age of use of phones to children at 16,
  • Entrust the spoiled equipment to the recyclers approved by the government,
  • Avoid disposing of electronic waste on landfills;
  • Avoid wild recycling near homes,
  • Sensitize repairers for the good management of electronic waste,
  • Educate children about the rational use of phones.

Recommendations for recyclers

  • Work on brand certification for all products,
  • Intensify awareness-raising and training activities for the populations,
  • Awaken the conscience of the populations on the management of the D3E,
  • Identify the places of collection of the D3E,
  • Network or pool recyclers for more effective actions in the field,
  • Establish periodic medical visits for recycler agents in contact with the D3E,
  • Provide recyclers with appropriate PPE,
  • Ensure the secure transport of D3E.

Compte rendu de la projection du 03/ 07/ 2018 : 03 juillet 2018, 11h00, Salle de l’Agence Congolaise de l’Environnement

En effet, faisant parti des organisations participantes de IPEN, AFRIGRES a accepté de diffuser le film « Les histoires de salle blanche ». Au cours de la première étape de cette sensibilisation qui a réuni les agents et cadres l’Agence Congolaise de l’Environnement (A.C.E) et du Ministère de l’Environnement et Développement Durable, les participants ont exprimé un sentiment de tristesse par rapport aux témoignages fait par les anciens agents (hommes et femmes) des différentes industries de semi-conducteurs.

Notons qu’avant la projection du film, un exposé de quinze minutes (15’) était présenté par Monsieur KUBUANU MAKIESE Trésor, pour donner un aperçu général sur l’industrie électronique et un résumé du film.

Image 1 : Aperçu de l’exposé de Mr. KUBUANU MAKIESE Trésor avant la projection du film

Image 2 : Aperçu des participants dans la salle de travail de l’A.C. E

Image 3 : Vue d’une partie des participants concentrés au film

Au terme de la sensibilisation des agents et cadres de l’Agence Congolaise de l’Environnement et du Ministère de l’Environnement et Développement Durable, ils ont compris les impacts de l’utilisation des produits chimiques sur la santé des personnes qui sont en contact permanent dans l’industrie électronique ou des semi-conducteurs.

Ils ont souligné qu’après cette sensibilisation, un travail rigoureux d’inspection dans toutes les industries utilisant les produits chimiques comme matière première doit être effectué afin prévenir les risques sur la santé des ouvriers et sur l’environnement.

Enfin, ayant été édifié par l’exposé et le film, l’ONG Afrigres était félicitée et encouragée par les participants à sensibiliser d’autres acteurs concernés par l’industrie des semi-conducteurs en République Démocratique du Congo.    

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